25 avril 2009

2009 04 25 Bilan de la soirée sur le Féminisme pro-sexe

Samedi 25 avril 2009, à 20h30, a été organisé par la Toison Rouge une soirée sur le mouvement féministe pro-sexe, avec la projection du film "Une vraie jeune fille" de Catherine Breillat. Cette soirée faisait suite au pique-nique revendicatif, organisé l'après-midi par plusieurs collectifs et personnes (et non par le Planning Familial comme c'était écrit dans l'article du Ouest France) pour réaffirmer le droit des femmes à disposer librement de leur ventre, de leur corps et de leur sexualité.

Une trentaine de personnes étaient présentes. F. a présenté le courant féministe pro-sexe en s'appuyant sur l'article extrait du site "La vache folle", puis la réalisatrice du film et enfin le film "Une vraie jeune fille", qui fut réalisée en 1976 mais ne put sortir sur les écrans qu'en 2000 à cause la censure. Le film fut projeté. Il dura assez longtemps. A la fin du film, seule une quinzaine de personnes restèrent pour le débat. Mais comme les gens parlaient en petits groupes du film, échangeaient leur impressions et qu'il était déjà tard, F. ne lança pas de débat et laissa les personnes discuter.

A l'évidence, la plupart des hommes présents n'apprécièrent pas le film et s'ennuyèrent fermement. Seuls quatre ou cinq échos positifs sur le film sur la quinzaine de mecs présents, dont P. qui déclara, en fin de projo : "si j'avais vu ça il y a vingt ans, j'aurais été beaucoup moins complexé et j'aurais beaucoup mieux vécu les tabous qui m'étouffaient". Par contre, toutes les filles avec qui F. a discuté ont bien aimé la présentation et le film. Généralement, elles ont apprécié cette vision de l'érotisme féminin et le côté transgressif des fantasmes véhiculés, toute comme l'esthétique très réaliste du film. Sur les trois ados et pré-ados présents à la soirée, celui de 12 ans trouva le film dégoûtant, la jeune de 14 ans dit que c'était pas mal et le plus grand de 16 ans le trouva génial et beaucoup plus intéressant qu'un film porno.

A priori, la seule chose qu'on puisse conclure de cette soirée, c'est que selon le genre et l'âge, on a généralement pas la même approche des films érotiques réalisés par des femmes. Une personne nous a suggéré de diffuser plus de films de ce genre parce que les femmes aiment ça et que ça habituera progressivement les hommes à sortir de la symbolique phallocentrique dominante dans le porno traditionnel. Cette idée, à méditer, fera office de conclusion pour ce bilan de soirée féministe pro-sexe.